Le Tribunal constitutionnel allemand demande la légalisation d’un « Troisième sexe »

"Un "troisième sexe" en Allemagne? Le Tribunal constitutionnel fédéral allemand a demandé ce mercredi 8 novembre la possibilité que soit inscrit sur les documents administratifs une mention autre que "femme" ou "homme".

Ce qui devrait faire de l'Allemagne le premier pays en Europe à le reconnaître officiellement.

 Le tribunal constitutionnel allemand a donné à la chambre des députés jusqu'à "fin 2018" pour voter la légalisation d'un "troisième sexe" sur les registres de naissance, à côté des mentions "masculin" et "féminin", selon la décision de la juridiction consultée par l'AFP.

Pour que les personnes intersexes soient enregistrées "positivement"

La juridiction basée à Karlsruhe invite les députés à introduire dans les documents concernés une mention telle que "inter", "divers" ou tout autre "désignation positive du sexe".
Comme le souligne le Süddeutsche Zeitung, cette demande de la cour constitutionnelle allemande est faite pour que les personnes intersexes puissent enregistrer leur identité de genre "positivement".

Jusqu'à présent, il était possible en Allemagne depuis mai 2013 de ne pas renseigner le champ relatif au sexe en le laissant vide, les intéressés pouvant ensuite, au cours de leur vie, soit faire le choix d'un sexe masculin ou féminin, soit garder la mention du sexe non renseignée.

Mais la Cour fédérale de justice, une instance inférieure, avait refusé en août 2016 d'aller plus loin et de reconnaître l'existence juridique d'un troisième sexe, jugeant que ce ne serait "pas légal".

Soutenue par une association de soutien au troisième sexe, cette personne s'est alors tournée vers la plus haute juridiction, la Cour constitutionnelle. La personne plaignante a présenté aux juges suprêmes des analyses chromosomiques mettant en évidence qu'il n'était ni un homme ni une femme.

En France, une demande semblable rejetée

En France, Gaëtan Schmitt, 66 ans, a demandé l'inscription sur son état-civil de la mention "sexe neutre". Dans un arrêt rendu en mai 2017, la Cour de cassation a rejeté cette demande. Cette personne est née selon les termes de son médecin, avec un "vagin rudimentaire", un "micropénis", mais pas de testicules."

[...]

Source : Huffington Post

Réflexion : 

Qu'en pensez-vous ?

Peut-on décider de qui l'on est sans se référer à aucune norme, vérifié scientifique ou approbation de la société ?

Le respect à la vie privée doit-il permettre de remettre en cause les normes scientifiques et sociales ?

Où mettre la limite de la création d'un genre nouveau ? Ne devrait-on pas parler de sexe indéterminé ?

Est-ce au juge d'imposer à la société allemande un troisième genre ? N'est-ce pas un choix de société ? Peut-on parler dans ce cas là de gouvernement des juges ?

Débattez !

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